Le Blob, une cellule qui apprend | Reportage CNRS

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Développement du myxomycète, "Physarum polycephalum", communément appelé blob. Cet organisme unicellulaire se déplace en étendant ses pseudopodes et en contractant son réseau veineux. Il peut atteindre la vitesse maximale de 4 cm par heure. Parmi ses nombreuses caractéristiques, le blob cicatrise en moins de deux minutes et peut réorganiser tout son système veineux en trois heures. Il peut également être cloné s’il est découpé en morceaux d’un millimètre minimum. Sensible à la lumière, il se développe en milieu humide et se nourrit de bactéries et de champignons. Il peut doubler de taille chaque jour. Bien que dépourvu de cerveau, il est capable d’apprendre de ses expériences et de transmettre les information apprises à d’autres individus en fusionnant avec eux, prouvant que l’apprentissage ne dépend pas forcément du système nerveux.Il présente enfin un réseau veineux se formant selon les mêmes lois physiques que la vascularisation des tumeurs cancéreuses ce qui en ferait un modèle intéressant pour la recherche. UMR5169 CENTRE DE RECHERCHES SUR LA COGNITION ANIMALE 20170060_0001

Ni animal, ni végétal, ni champignon, le blob  (ou le Physarum polycephalum pour les experts) est une cellule géante. Dépourvu de cerveau, il peut se déplacer et même apprendre ! Avoine bio ou céréales ultra transformés, il a aussi des préférences alimentaires selon son pays d’origine… La version longue de cet étonnant documentaire est disponible sur Arte.tv jusqu’au 18 juillet.

Pour en savoir plus – Le documentaire “Le blob, un génie sans cerveau” réalisé par Jacques Mitsch et coproduit par CNRS Images (2019)

 

 

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